Mix à Montréal
« Jonathan Ducasse a composé les morceaux pour qu’ils ne soient pas trop longs et avec une esthétique forte et j’ai ajouté dans le texte ce que la mélodie fait émerger en moi », se souvient l’ancien bassiste du groupe Virginia Klemm, co-auteur de ces titres.
Le résultat est une vibe très “années 1980†qui aurait pu aussi servir dans des saynètes de la série culte « Stranger things ». « C’est vrai qu’on aurait pu être choisis pour elle. J’ai vu certains extraits de ‘‘Lucifer» ou ‘‘Emily», mais pas tous… Disons que si cela avait été « Breaking bad », j’aurais davantage regardé », sourit celui qui baigne dans la musique depuis trente ans.
Avec son associé, Jean Beduchaud avait fondé son propre label Rouge Neon record, ce qui lui avait permis de tisser des liens avec des éditeurs notamment Alter K. « Il fait vivre les Å“uvres en les plaçant dans des séries ou des publicités », raconte le Bordelais, qui est allé jusqu’a Montréal pour faire mixer un des disques du groupe avec Mark Ronson. Si ce nom ne vous est pas inconnu, c’est que ce dernier a collaboré avec Arcade Fire. Rien que ça. Mais l’album n’a pas connu la destinée plus professionnelle que Jean imaginait.
Pourtant, au moment du confinement, quitter son emploi dans la fonction publique le titille pour se consacrer à ses premières amours et l’opportunité de partir pendant la pandémie de Covid se présente. « Je me suis dit qu’il était temps de faire ce qui était bon pour moi : de la musique et de la production à plein temps. » Pour cela, l’homme se forme à l’Art School de Bordeaux, une école plutôt tournée vers la musique électronique, en production MAO. « Je n’y connaissais pas grand-chose et cela a piqué ma curiosité. » Au point même d’officier en solo dans un registre melodic house sous le nom de Jean Peron.
Après le tumulte bordelais, Jean Beduchaud a souhaité s’éloigner de la ville et a choisi de poser ses valises à Casteljaloux. Aujourd’hui, cet ancien employé des ressources humaines propose ses services en tant que coach, au départ pour les artistes, puis petit à petit pour les entreprises. « Je peux aider les artistes à se structurer et les entrepreneurs à être plus créatifs. »
Pour le Ciam de Bordeaux, il a même développé un test de préparation mentale et physique pour la gestion du stress destiné aux musiciens face à une prestation live ou studio. Et pour ceux n’habitant pas la grande ville, l’homme compte bien offrir ce type de prestation dans le département aussi. « C’est un concept qui peut se décliner au Florida ou à la Rock School de Marmande. »




